Votre cabinet dentaire a-t-il dépassé la capacité de son système électrique?

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Cet article a été rédigé par le CDSPI en collaboration avec Zurich Compagnie d’assurances SA (Direction canadienne), qui fournit des conseils en gestion des risques et des données sur les sinistres à titre d’assureur de la couverture Trois-en-unMC du CDSPI.

Les cabinets dentaires s'appuient sur un nombre toujours croissant d'équipements électriques pour dispenser des soins. Une alimentation électrique stable et bien conçue est essentielle au bon fonctionnement de tous ces appareils : stérilisateurs, compresseurs, systèmes d’aspiration, équipements d’imagerie, ordinateurs et outils diagnostiques.

Un risque ne naît pas forcément d’une défaillance unique et évidente. Il peut aussi s'installer progressivement, soit par l’accumulation de nouveaux équipements sur des systèmes existants, soit lorsque des solutions d’alimentation provisoires sont transformées en installations permanentes.

C’est pourquoi la sécurité électrique doit être une priorité dès qu’un cabinet entreprend des rénovations, agrandit ses locaux ou se dote de nouveaux équipements technologiques.

Des risques électriques qui s’accumulent insidieusement

Que ce soit dans de vieux immeubles ou d’anciens locaux commerciaux, beaucoup de cabinets dentaires occupent des espaces qui n’étaient pas destinés à la dentisterie. Même après les rénovations, le système électrique existant n’est pas nécessairement adapté à la puissance ni à la nature des appareils qu’on y branche aujourd’hui. Voici quelques besoins électriques courants dans un cabinet dentaire :

  • autoclaves, stérilisateurs et unités de séchage

  • compresseurs et systèmes d’aspiration

  • équipement de radiographie et de tomodensitométrie volumique à faisceau conique (TVFC)

  • ordinateurs, moniteurs et systèmes d’imagerie numérique

  • stations de recharge et appareils portatifs

  • système de chauffage, ventilation et climatisation (CVC)

  • équipement de laboratoire et de soutien

Certains de ces équipements exigent une charge électrique importante ou fonctionnent en continu pendant les heures de soins. Plus on ajoute d’équipements, plus on risque de voir l’alimentation, le panneau ou les circuits individuels devenir sous-dimensionnés.

D’après les données de Zurich, les sinistres électriques dans les cabinets dentaires sont souvent liés à des circuits surchargés, à un câblage vieillissant, à une installation inadéquate, à une capacité insuffisante et à l’utilisation prolongée de solutions d’alimentation temporaires.

Sachez reconnaître les signaux d’alarme

Avant qu’un incident grave ne survienne, les problèmes électriques se manifestent souvent par des signes annonciateurs. Le personnel est le mieux placé pour constater en premier un équipement dysfonctionnel. Il faut donc encourager les employés à signaler :

  • odeurs de brûlé

  • surchauffe d'équipement

  • bruits inhabituels

  • interruptions de courant récurrentes

  • fiches ou cordons endommagés

  • toute prise anormalement chaude

  • disjoncteurs qui se déclenchent de manière répétée

Un disjoncteur qui saute à répétition, par exemple, peut être le signe que le circuit est surchargé. Réenclencher le disjoncteur sans chercher à comprendre la cause, c'est prendre le risque de laisser le vrai problème s’installer.

Un entretien préventif, gage de sécurité

Un entretien régulier permet de repérer les problèmes avant qu’ils ne prennent de l’ampleur. Un cabinet a tout avantage à intégrer l’inspection des éléments suivants à son programme préventif :

  • panneaux électriques et disjoncteurs

  • cordons d’alimentation et fiches

  • stérilisateurs et autoclaves

  • compresseurs et systèmes d’aspiration

  • équipement d’imagerie

  • équipement vieillissant approchant du remplacement

  • ventilation autour des appareils générant de la chaleur

Les registres d’inspection, d’entretien et de réparation devraient être conservés.

Il est également important de suivre les directives du fabricant en matière d’installation, de ventilation et de dégagement. Les équipements générateurs de chaleur doivent être tenus à l’écart du papier, du carton et d’autres matières combustibles.

L’équipement hors service ou désuet devrait être débranché et retiré plutôt que laissé branché sans être utilisé.

Avant toute nouvelle installation, faites revoir votre réseau électrique

Un nouvel appareil peut s’intégrer physiquement au cabinet sans pour autant convenir de façon sécuritaire à son système électrique.

Avant d’installer un stérilisateur, un compresseur, un système d’imagerie ou tout autre appareil à forte charge, Zurich recommande de faire évaluer les exigences électriques par un maître électricien. L’examen peut porter sur :

  • la capacité du panneau électrique

  • la nécessité ou non d’un circuit dédié

  • la mise à la terre et la stabilité de la tension

  • la ventilation et le dégagement

  • l’âge et l’état du câblage

  • la nécessité ou non de mises à niveau avant l’installation

Les compresseurs et les autres équipements fonctionnant en continu peuvent nécessiter des circuits dédiés dimensionnés en fonction de leur demande particulière.

La planification électrique devrait aussi faire partie intégrante des rénovations et des expansions. Les améliorations esthétiques ne confirment pas à elles seules que l’infrastructure sous-jacente peut soutenir un nouvel équipement ou une augmentation de l’activité.

Il est également important d’éviter que des solutions d’alimentation temporaires ne deviennent permanentes. Les rallonges électriques et les barres d’alimentation ne devraient généralement pas remplacer des prises et des circuits installés en bonne et due forme. Un usage continu peut contribuer à la surcharge des prises, à la surchauffe, à l’endommagement des cordons, à des connexions lâches, à des risques de trébuchement et à un risque accru d’incendie.

Brancher des barres d’alimentation ou des rallonges en série ne fait qu’aggraver ces risques. Les données de Zurich montrent d’ailleurs que l’utilisation continue de ces dispositifs derrière des fauteuils dentaires a déjà causé des surchauffes et des débuts d’incendie. Ce n’est pas un cas isolé : l’assurance Trois-en-unMC du CDSPI rapporte qu’environ 5 % des sinistres sont liés à des problèmes électriques, principalement des surtensions et des coupures de courant.

Si un cabinet ne dispose pas de suffisamment de prises ou de capacité électrique pour l’équipement en usage, le système électrique devrait être revu avant l’ajout d’autres branchements temporaires.

Un incident localisé, des répercussions en cascade

Un incident électrique peut partir d’un seul circuit ou d’un seul appareil, mais ses incidences peuvent s’étendre bien au-delà. Voici quelques conséquences possibles :

  • dommages à l’équipement

  • dommages causés par la fumée ou le feu

  • nécessité d’inspections et de réparations électriques

  • dommages à l’ameublement ou aux biens environnants

  • rendez-vous annulés

  • indisponibilité temporaire des salles de soins

  • perturbations pour les unités voisines

  • délais pour le remplacement des appareils touchés

Réduire les risques et réviser ses garanties

On ne peut pas éliminer complètement les risques électriques. Les tempêtes, les surtensions, les pannes de courant et les défaillances imprévues d’équipement peuvent toujours survenir.

Toutefois, une capacité électrique adéquate, une installation réalisée par des professionnels qualifiés, un entretien préventif et une attention rapide aux signes avant-coureurs peuvent contribuer à réduire la probabilité ou la gravité d’un sinistre.

Il vaut également la peine de vérifier si l’assurance actuelle du cabinet est toujours adaptée à son équipement, à sa technologie, aux rénovations effectuées et à ses besoins opérationnels d’aujourd’hui.

Un conseiller en assurance du CDSPI Services consultatifs Inc. peut aider les propriétaires de cabinet et les dentistes qui travaillent à pourcentage à revoir leur couverture Trois-en-unMC afin de déterminer si leur protection actuelle correspond toujours à leur pratique.

Cet article est offert à titre d’information générale en gestion des risques seulement. Il ne remplace ni un avis juridique, ni une consultation en assurance, ni un conseil professionnel.

L’assurance Trois-en-unMC est souscrite par Zurich Compagnie d’assurances SA (Direction canadienne). Une description complète de la couverture et des critères d’admissibilité, y compris les exclusions, restrictions et limites, se trouve dans les modalités de la police régissant le régime.